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Soeur OYO de Monique Mbeka Phoba

Par Michèle Sole / Clap Noir
  • Soeur OYO de Monique Mbeka Phoba
© Monique Mbeka Phoba / RumbaCom

Congo Belge, années 50 : bien­ve­nue dans le monde de Godelive, fillette de 7 ans envoyée loin de sa famille pour rece­voir l'ensei­gne­ment catho­li­que des sœurs belges de la Congrégation du Sacré Cœur, seul éta­blis­se­ment du pays à pro­mou­voir la langue fran­çaise ! Gros plan sur une paire d'yeux effa­rés dans une bouille ronde et une paire de ciseaux qui dévaste une cri­nière de sau­va­geonne : il s'agit de mater la nature rebelle.
Première leçon de lec­ture : une très jeune reli­gieuse vêtue de blanc, Bible en mains, accent fla­mand à couper au cou­teau, fait lire les élèves et Godelive, para­ly­sée de honte, sèche sous les moque­ries d'une grande, Albertine, la meneuse qui, char­gée de l'aider pen­dant la récréa­tion, en fera son souf­fre-dou­leur atti­tré.

Un film en noir et blanc. Ombre et lumière : la fillette tâtonne telle une aveu­gle dans ce monde cruel, se blesse à chaque décou­verte, et s'accro­che à cette reli­gieuse lumi­neuse, Soeur oyo (en Lingala, Soeur oyo, se tra­duit par : Cette sœur là) cor­nette, répu­ta­tion et inten­tions irré­pro­cha­bles... En danger l'une et l'autre fina­le­ment.
Un film en cou­leurs : luxu­riance équa­to­riale, explo­sion chro­ma­ti­que des rêves, en oppo­si­tion à celles du jardin dompté par la civi­li­sa­tion colo­niale dans lequel pour­tant, rôde un ser­pent qui se joue des fron­tiè­res.

LIRE L'INTÉGRALITÉ SUR www.clapnoir.org/spip.php?article1095

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